Favoris de feanor

AnathĂšme : J'admire la vivacitĂ© tudesque de ton intelligence. SincĂšrement, je ne pensais pas que ma soeur ferait conquĂȘte d'un esprit si lumineux !
Jojo l'asticot : Merci beaucoup !
Jojo l'asticot : (Tu sais, t'es pas obligé de chercher à chaque fois des phrases bizarres pour faire un compliment... Sois simple, bordel ! Je ne vois pas à quoi ça sert d'utiliser toujours des tournures et des mots bizarres...)
AnathÚme : Tu n'as pas idée des plaisirs que permet de goûter une affectation de recherche dans l'expression !
Jojo l'asticot : C'est le moins qu'on peut dire xD
AnathĂšme : Tiens, je vais te donner un exemple :
AnathĂšme : RĂ©cemment, je suis convoquĂ© par ma supĂ©rieure qui, mĂ©contente de l'immoralitĂ© relative d'une de mes derniĂšres initiatives, souhaitait m'accabler, comme c'est d'usage, d'un pĂ©nible sermon. Le prĂȘche achevĂ©, elle s'enquiert de mon sentiment, Ă©value ma bonne rĂ©ceptivitĂ©. Je lui rĂ©ponds : "Je vous avoue que je n'avais pas vu alors la chose sous cet angle. Vraiment, il y a, dans votre maniĂšre de voir, une luciditĂ©, une finesse, un tour d'esprit, un je ne sais quoi de stercoraire enfin qui n'appartiennent qu'Ă  vous, et il faudrait que je fusse bien bornĂ© dans mes opinions pour ne pas donner tout leur prix Ă  vos remarques."
AnathÚme : Ce sur quoi elle se montre trÚs contente de ma réponse, flattée de me voir reconnaßtre si facilement mes torts et ses raisons.
Jojo l'asticot : Ouais, en gros, bien parler ça te sert Ă  faire de la lĂšche Ă©lĂ©gament et ici Ă  flatter l'Ă©go de tes supĂ©rieurs pour te sortir des situations pĂ©rilleuses. Je trouve ça d'un intĂ©rĂȘt un peu limite quand mĂȘme.
AnathĂšme : Tu n'y es pas tout Ă  fait. Tu es tombĂ© dans le mĂȘme piĂšge qu'elle !
Jojo l'asticot : Comment ça ? o_O
AnathĂšme : En rĂ©alitĂ©, ce que je lui ai dit est simple et se comprendrait facilement si le qualificatif "stercoraire" ne se trouvait plantĂ© en plein milieu de la phrase ; c'est pourtant autour de lui que s'articule le sens de mon propos. Or, cet adjectif que ni elle ni toi n'avez compris signifie quelque chose comme "c'est de la merde". Seulement, la tournure de l'ensemble, joint Ă  l'orgueil, qui refuse de laisser percer l'ignorance et prĂ©fĂšre deviner que chercher ou demander, lui ont fait croire que je lui adressais une rĂ©ponse flatteuse. Pour rĂ©sumer : je faute, on me sermonne bĂȘtement, ce n'est pas de mon goĂ»t, je le dis, on m'en remercie et me quitte plus content de moi que jamais.
AnathĂšme : Alors, tu vois !
Jojo l'asticot : !!!
Jojo l'asticot : Ha ha ! t'es un p'tit con en fait !
AnathĂšme : Connais-tu beaucoup de gens capable de faire payer leurs insultes par des remerciements ? En tout cas, je peux te l'assurer : ça dĂ©foule de jeter ce genre de chose Ă  la face de son supĂ©rieur, quand bien mĂȘme on en est pas compris ! D'ailleurs, ce n'est possible qu'Ă  cette condition le plus souvent.
Jojo l'asticot : C'est fourbe, mais c'est vrai que ça doit faire du bien !
Jojo l'asticot : Chapeau mec !
Jojo l'asticot : ...
Jojo l'asticot : Dis voir, tu me mets un doute du coup...
Jojo l'asticot : Tu voulais dire quoi tout à l'heure, avec la "vivacité tudesque" de mon intelligence ???
AnathĂšme : Que je te trouve super lourd, mĂȘme pour le copain de ma soeur...
Jojo l'asticot : Putain ! Mais t'es vraiment un gros connard de merde !
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<Dehell> Il y a des choses qui, de quelques maniĂšres que ce soit, ne trouvent pas d’explication. Le goĂ»t du fromage Ă  raclette, par exemple, couplĂ© Ă  une pomme de terre enroulĂ©e d’une tranche de saucisson, c’est fichtrement bon. Sur ce point, je pense que personne ne devrait me contredire. Pourquoi, alors, pourquoi doit-on manger des raclettes uniquement en pĂ©riode de fĂȘtes ? Pourquoi diable les raclettes ont gĂ©nĂ©ralement lieu soit en montagne, soit en DĂ©cembre ? Quels ont Ă©tĂ© les Ă©vĂšnements parvenus sur Terre ou dans l’Univers qui font que lorsqu’une bouche sage propose une raclette, il y ai entre 80 et 97% de chances qu’on lui rĂ©ponde « Oh, c’est pas vraiment le moment ». Il y aurait donc un point du continuum espace-temps, une fracture sur la ligne temporelle plus propice Ă  la dĂ©gustation de raclettes. Comment le connaissons-nous ? Par convention ? Il y aurait eu, Ă  un moment donnĂ© dans un temps lointain, des types en blouse blanche avec les cheveux Ă©bouriffĂ©s et de grosses lunettes, rĂ©solvant de complexes Ă©quations dont le but Ă©tait, Ă  terme, de dĂ©finir Ă  quel moment la raclette est-elle plus profitable ? Ou sommes-nous naturellement conditionnĂ©s Ă  n’apprĂ©cier pleinement ce met magnifique qu’est la raclette ? Avons-nous, profondĂ©ment encrĂ© dans notre corps, une rĂ©ticence Ă  manger de la raclette hors de la pĂ©riode des fĂȘtes, une sorte d’instinct de survie ? Si tel Ă©tait le cas, il en dĂ©coulerait une affirmation, paraissant au premier abord aussi stupide qu’effrayante : manger une raclette Ă  n’importe quel moment peut avoir des effets non estimĂ©s voire dangereux.
* Dehell est totalement sobre
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